Tu peux compter sur moi pour les éclats de rire, les regards complices, les pâtes à la bolognaise froides et collantes, te ramasser à la petite cuillère, et t'injecter en intraveineuse de la confiance en toi. Pour sourire à tes bonjours, les nuits blanches au téléphone. Pour tendre mes pommettes, me plonger dans ton regard, m'abriter dans tes bras, et te protéger dans les miens. Pour apaiser tes craintes et endosser le rôle de kleenex triple épaisseur. Pour verrouiller ton c½ur contre les cuirassés ennemis mais pas trop parce que, l'affrontement, ça fait quand même du bien parfois. Pour faire travailler tes lutins, dévorer des gâteaux. « Ingrédient ? Du beurre. Et ? C'est tout. ». Pour être ta plus fervente supportrice à PES même si t'enchaînes les défaites comme d'autres enchaînent les dragibus, s'arracher les cordes vocales pendant des concerts, se promener au bord de l'eau et donner à manger aux cygnes. A trois heures du matin, sous la pluie ou les orages. Pour écouter tes textes au téléphone à des heures indécentes, actualiser ton blog toutes les 180 minutes et t'inciter à écrire. Le soleil ou quelques nuages. Pour te dire d'arrêter de fumer. Pour le 20 octobre 2012. Pour sourire en te regardant lire les paquets de céréales comme du Werber au petit déjeuner. Pour greffer mon oreille à tes problèmes, à tes blagues vaseuses aussi. Pour te bousculer au besoin, m'éloigner si tu me le demandes, ne jamais trop t'en demander. Pour veiller au contrôle technique de ton sourire et vendre tes peines sur e-bay. Pour faire pétiller ta vie comme une canette de cherry coke qui s'est tapé une chute de la table au balatum. Pour te faire sortir des chemins de traverse et parfois t'y amener. Pour décrypter la carte de tes pensées, te servir de GPS sur les routes perdues de la vie et te sortir des impasses. Et pour t'apprivoiser un peu plus.
Pour tout ça ou ce que tu veux.
Pour tout ça ou ce que tu veux.

